Son histoire

Dans une vidéo d’une vingtaine de secondes diffusée sur les réseaux sociaux le mercredi 5 mai, le journaliste français Olivier Dubois annonce avoir été enlevé début avril à Gao, dans le nord du Mali, par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), branche locale d’Al Qaïda.

Au Mali depuis 2015

Installé au Mali depuis l’été 2015, Olivier Dubois, 46 ans, travaille notamment pour le magazine Le Point et pour le quotidien Libération, comme l’a rappelé sur Twitter Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières.

Sur sa page LinkedIn, Olivier Dubois indique couvrir « l’actualité nationale malienne, plus particulièrement sur les sujets sécurité, terrorisme et mise en œuvre de l’accord de paix d’Alger. » Son compte Twitter est suivi par plus de 3 500 personnes, dont de nombreux spécialistes de la région.

En août 2020, il avait été violemment pris à partie dans le camp militaire de Kati, où il s’était rendu pour rendre compte de la mutinerie alors en cours au Mali.

Des collaborations avec de nombreux médias

Il a également pu collaborer avec Jeune Afrique, Mondafrique ou Afrique Magazine. Auparavant, il a travaillé pour le Journal du Mali, où il a notamment dirigé la rédaction chargée d’éditer le site internet.

Avant de s’installer au Mali, Olivier Dubois a multiplié les expériences de journaliste freelance, et travailler pour Arte, chaîne pour laquelle il a coécrit et coréalisé la série documentaire Poilorama, ou pour CIBL FM, une radio francophone de Montréal (Canada). Passionné par les voyages, il avait également arpenté l’Europe et l’Asie avec un sac a dos et un appareil photo.

Il a été formé au métier de Journaliste reporter d’images à l’EICAR, une école de cinéma de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et a également suivi une formation journalistique au Canada.

Curieux et humaniste, Olivier a toujours eu à cœur d’apporter par son travail un éclairage précis sur les sujets qu’il couvre.
Il manque aujourd’hui à sa famille, ses amis, ses collègues, qui se sont très rapidement mobilisés pour former un comité de soutien.